TOKYO – 01 aout 2018

Cette semaine, une équipe de recherche de l’Université de Kyoto a annoncé le début d’un test clinique visant à utiliser des cellules souches pluripotentes dans le but de traiter la maladie de Parkinson. En effet, il s’agit là de la première application de la technologie iPS concernant le trouble neurologique progressif.

Vers un traitement contre la maladie de Parkinson ?

L’équipe dirigée par Jun Takahashi, professeur au Centre de recherche et d’application sur les cellules iPS de l’université, a reçu l’approbation du gouvernement pour démarrer les tests. Evidemment, les patients seront sélectionnés parmi des volontaires.

Le test, qui débutera ce mercredi, consiste à utiliser les celles nerveuses provenant d’autres personnes pour venir compléter les celles endommagées. Evidemment, les cellules sont soigneusement sélectionnées afin d’éviter tout rejet de greffe (le processus a déjà été testé sur de singes lors d’une phase d’étude pré-clinique).

La maladie de Parkinson réduit les neurones produisant de la dopamine dans le cerveau, entraînant ainsi des tremblements dans les mains, en plus de raideurs dans le corps. A ce jour, il n’existe encore aucun remède. Au Japon, ce sont plus de 160 000 personnes souffrent de la maladie de Parkinson, nombre qui augmente continuellement en raison du vieillissement de la société.

Les cellules iPS peuvent se développer dans n’importe quel type de tissu corporel et sont considérées comme un outil prometteur pour la médecine régénérative et le développement de médicaments.