TOKYO – 18 juillet 2018 

Ce 18 juillet, la Chambre des Conseillers (ou la chambre haute) du Japon a ouvert ses portes afin de débattre de la loi concernant la consommation de tabac dans les lieux publics tels que les bars ou encore les restaurants. En effet, dans la mesure où les Jeux olympiques arrivent à grands pas, il convient de définir certaines règles essentielles en amont. Cependant, le résultat est loin d’être en faveur des non-fumeurs.

Révisions sur la loi concernant le tabagisme dans les lieux publics

En effet, c’est en prônant un intérêt tout particulier pour la santé des personnes que les réunis ont pris la décision d’autoriser la consommation dans les restaurants et bars dont la superficie est inférieure à 100 mètres carré, à condition que ceux-ci soient gérés par des particuliers ou des petites/moyennes entreprises. Selon un chiffrage prévisionnel effectué par le ministère de la Santé japonaise, cette révision concernerait moins de la moitié des bars et restaurants de Tokyo.

Cependant, notons tout de même que cette mesure a été annoncée comme étant « transitoire », puisque l’objectif final du ministère de la Santé est bel et bien de ne pouvoir autoriser la consommation de tabac que dans les bars (et autres établissements ou il est possible de consommer de l’alcool) de moins de 30 mètres carré. Un chiffre qui semble cependant être bien utopique.

Une loi qui touche près de 80% des établissements de Tokyo

Cette limitation liée à la consommation de tabac ne s’arrête évidemment pas là. En effet, il s’agit là d’une loi applicable sur l’ensemble des établissements de la capitale, soit près de 80%. Ainsi, sont affectés l’ensemble des lieux publics comme les transports en commun, par exemple.

Afin de ne pas brusquer les choses, il a été décidé que cette loi serait appliquée par étapes successives avec pour but d’être définitivement adoptée pour le premier trimestre 2020. A noter qu’à partir de l’été 2019, la consommation de tabac sera strictement interdite dans les établissements scolaires ainsi que dans les institutions médicales et administratives.

Cette loi a pour but de réduire considérablement les risques liés à l’exposition au tabagisme au sein de la capitale nippone. Ainsi, plusieurs établissements commencent déjà à accueillir des sites spécialement destinés aux fumeurs (fumer dans une zone non-fumeurs peut coûter une amande allant jusqu’à 2 000€).

Il ne s’agit là que d’un début, et plusieurs autres lois concernant le tabagisme doivent encore être analysées et votées dans les années à venir.