TOKYO – 08 aout 2018

Ce mardi, l’université de médecine de Tokyo a présenté des excuses publiques pour avoir volontairement falsifié les résultats des examens d’entrée dans le but de limiter les étudiantes féminines et d’avantager les étudiants masculins. Le but étant évidemment d’augmenter le nombre de médecins hommes. Cette tromperie durerait depuis au moins 13 ans.

Suite à cela, Tetsuo Yukioka, le régent exécutif de l’école, a annoncé que les traitements discriminatoires seront à l’avenir bannis de l’établissement. De plus, certaines candidates devraient potentiellement être recontactée et admise rétroactivement, en fonction de leurs résultats réels. De même, il serait question de réfléchir quant à l’avenir des candidats dont les scores auraient été gonflés.

Une discrimination qui serait de plus grande envergure

La manipulation a été révélée lors d’une enquête sur la validation de l’examen du fils d’un bureaucrate du ministère de l’Education en échange d’un traitement favorable pour que l’école obtienne des fonds de recherche. En effet, celui-ci, qui avait alors déjà échoué à trois reprises à l’examen d’entrée, aurait reçu quelques 20 points supplémentaires afin de le faire passer au-dessus du seuil d’acceptabilité.

Mais l’histoire va plus loin que cela. En effet, après quelques recherches approfondies, il a été découvert que le pourcentage de femmes réussissant l’examen d’entrée au niveau national était plafonné à 30%, et cela, depuis plus de 20 ans maintenant. Cette annonce conduit donc certains experts à porter de sérieux soupçons quant à la sincérité d’autres établissements.