bouddhisme-au-japon

Religion Bouddhiste au Japon

La religion bouddhiste regroupe aujourd’hui plus de 300 millions de pratiquants, dont 100 millions de Japonais. Le Bouddhisme se base principalement sur la célébration de la mort, qui est perçue comme une renaissance. Lors du festival O-bon qui a lieu chaque année durant l’été, des milliers de Japonais prient et assistent à différentes cérémonies ayant lieu dans les temples bouddhiques du pays.

Histoire du Bouddhisme au Japon

Le bouddhisme est apparu au Japon vers les années 540 et a été apporté par des moines Coréens appartenant à la philosophie mahayana, l’école du nord. Malgré cette importation aux coutumes Coréennes, le bouddhisme Japonais a toutefois été influencé par le shintoïsme. Le bouddhisme est reconnu comme étant une religion officielle du Japon en 594.

Epoque Heian

Jusqu’à la fondation de la secte Tendai par le moine Saicho (767-822), le bouddhisme était particulièrement prisé par les classes riches et supérieures. La doctrine du bouddhisme par le moine Saicho inclus les divinités shintoïstes, apportant ainsi un succès fulgurant à la religion. Durant la même période, le moine Kudai (774-835), qui étudiait la religion bouddhiste en même temps que Saicho, fonde la secte Shingon, plus ésotérique. Cette doctrine va rapidement prendre une ampleur bien plus importance que celle de la secte Tendai. A ce jour, la secte Shingon compte environ 12 millions d’adeptes.

Epoque Kamakura

Le moine Honen (1133-1212) et son disciple Shinran (1173-1262) fondèrent les sectes Jodo et Jodo-shin-shu, doctrine basée sur la notion de la terre pure et du chant « namu amida », la gloire au Bouddha Amida. Ces deux ont encore, à ce jour, quelques milliers d’adeptes au Japon. Durant cette même période, le prêtre Nichiren (1222-1282) fonde la secte Nichiren-sho, basée sur des récits d’invocation du Namu Myohorenge-kyo, le sutra du lotus. Cette doctrine a beaucoup influencé la politique et l’histoire du Japon et compte actuellement encore plusieurs milliers de membres.

Les fondateurs des sectes Rinzai et Soto, Eisai (1141-1215) et Dogen (1200-1253) introduisent le zen au Japon, après l’avoir découvert en Chine quelques années plus tôt. Le zen, dont le principe même est de ne pas avoir de doctrine ou de textes écrits, est directement transmis oralement du maître à son disciple. Basée sur le travail, la discipline ainsi que sur la méditation, cette religion, pratiquée par les samouraïs, valorise les arts martiaux et leur culture. C’est le zen qui introduira l’art, la calligraphie, la poésie ainsi que la cérémonie du thé, devenue à ce jour un véritable symbole des cérémonies Japonaises.

Philosophie de la religion Bouddhique

Au même titre que le christianisme en Europe, le bouddhisme a joué un rôle majeur dans le développement historique du Japon. A cette époque, les moines bouddhiques représentent alors la connaissance et la sagesse. Ils parcourent ainsi le pays, construisant routes, villes et inculquant savoir, art et culture à la population.

La culture du bouddhisme est fondée sur les connaissances de Siddharta Gautama, ou Shakyamuni, grand moine vénéré longtemps après sa mort comme étant le « Bouddha ». L’ensemble de ses connaissances et de ses enseignements furent écrits et conservés par ses élèves et partagés pendant des siècles.

Siddharta Gautama enseigne que la souffrance de la vie est causée par l’attachement, de l’amour, du désir et de l’ignorance. De ce fait, le chemin vers l’illumination et le bonheur se trouve au travers de l’abstinence, de la justice et de la méditation continue. Selon la religion, cette illumination représente une vie sans défaut et permettrait d’entrer au nirvana, la renaissance à la beauté parfaite.

Au Japon, on parle du bouddhisme mahayana, qui enseigne que seuls les saints ayant atteint l’illumination peuvent devenir des bosatsu, incarnations à l’aspect parfait de la nature de Bouddha.