kagami biraki

kagami biraki

Kagami Biraki, nouvel an des arts martiaux

Le Kagami Biraki, qui signifie littéralement « ouvrir le miroir » est une fête Japonaise célébrée le 11 janvier, mettant en avant les arts martiaux au pays du soleil levant. Lors de la cérémonie, on échange des kagami mochi, miroir dans lequel on doit se regarder afin de contempler l’année passée.

Histoire du Kagami Biraki

Cette cérémonie fut introduite au Japon il y a plus de 300 ans, sous le règne du Shogun Tokugawa. En effet, avant de partir en guerre, il brisa le couvercle d’un tonneau de saké afin d’en faire partager ses daimyos, les chefs de guerre. Après leur victoire, cette tradition resta en place et devint une coutume régulière avant chaque bataille.

Kagami Biraki et arts martiaux Japonais

Aujourd’hui, cette cérémonie est organisée chaque année par différents dojos d’arts martiaux afin de célébrer le premier entrainement de l’année. Dans le monde des arts martiaux, cette tradition fut mise en place par Jigoro Kano, père du Judo. C’est là l’occasion de faire renaître les sources du Judo, au niveau de la culture et des traditions de celui-ci.

La tradition actuelle du Kagami Biraki a été grandement inspirée par les rites et coutumes des samouraïs. En effet, les guerriers se réunissaient pour une cérémonie des vœux au cours de laquelle ils nettoyaient leurs armes et leurs armures. Afin de se purifier, ils plaçaient un kagami (petit miroir) devant l’autel.

La fin de cérémonie est célébrée autour d’un repas commun à base de gâteaux de riz brisés et mélangés à une soupe de haricots rouges.

La fête du kagami biraki revêt une fonction sociale. Elle resserre les liens du groupe et entretient un état d’esprit commun. C’est l’expression d’une philosophie de la vie ancrée dans des traditions ancestrales qui perpétue autant l’engagement collectif que l’équilibre individuel.