jardins japonais

jardins japonais

Jardins Japonais, l’art de la beauté

Les Jardins Japonais sont particulièrement populaires au pays du soleil levant. En effet, au Japon, le jardinage se trouve être parmi les activités les plus pratiquées. Ainsi, il y aurait plus de 30 millions de jardiniers, professionnels ou amateurs. Si certains se contentent d’orner de façon minutieuse les rebords de fenêtres et portes d’entrées, d’autres préfèrent aménager de véritables paradis de verdure à au cœur de leur jardin. Ce type de jardin se trouve non seulement dans les maisons, mais également dans des parcs ou autres lieux historiques tels que les temples.

Histoire des jardins japonais

Au Japon, les jardins arrivent à la même époque que la culture chinoise ou le bouddhisme, au VIème siècle. Ces jardins, alors beaucoup plus grands, tendent à disparaître de Chine, mais survivent au Japon ou certains artistes utilisent concept pour le retravailler de façon personnelle. Au départ, cet art se répand principalement dans le milieu riche et la cour impériale. Les compositions changeantes en fonction de la taille, les plus grands jardins sont généralement élaborées autour d’un étang.

Au XIIème siècle, le jardin du temple de Motsu à Todoki a été entièrement restauré dans le but de représenter le symbole de la culture bouddhiste. Ce jardin comprend de nombreux rochers, de verdure ainsi qu’un lac éveillant la vision d’un océan entouré d’îles.

C’est pendant la période Edo (1603-1868), que le peuple Japonais découvre la pratique du jardinage. C’est à cette époque que naissent les plus grands maîtres de cet art, ainsi que les écrits les plus anciens et les plus fameux. De la pratique des Jardins Japonais de l’ère Edo naissent trois styles différents :

Tsukiyama : Style ou l’on cherche à imiter un paysage rocheux reflétant la montagne.

Kare-sansui : Paysage sec avec peu de verdure, représentant des cours d’eau organisés avec la roche.

Chaniwa : Jardin très vert mettant en scène une maison de thé.

L’art des jardins japonais

L’aménagement de jardins japonais privés est un véritable art, au même titre que l’origami ou la calligraphie. Pratique très respectée, notamment par les personnes religieuses, le jardin japonais représente une vision idéale de la nature ainsi que la vision d’une âme sereine et calme. Les jardins « zen », représentation de la religion bouddhiste et la cérémonie du thé, sont généralement aménagés de façon minimaliste, à l’aide de roches, de gravier ratissé et de mousse sauvage.

Les Jardins Japonais sont une représentation réduite d’un parc ou d’un tableau de la nature. Ces jardins, disposés de façon non géométrique et n’utilisant que peu de variétés florales, sont principalement destinées à la contemplation et à l’apaisement de l’esprit. En tant qu’imitation d’une scène naturelle, il se compose de façon plus ou moins aléatoire, les pierres des allées étant placées de façon irrégulière et ne sont donc pas alignées. Les rochers, jouant un rôle tout aussi essentiel dans la composition générale que les plantes, suggèrent des montagnes, des bateaux ou encore des tortues marines et doivent donc se marier avec la composition florale.

Il s’agit de prévoir l’emplacement des ombres en fonction du point d’observation, l’association des différents éléments selon l’angle de vue, mais également le climat (en effet, certains jardins seront organisés pour l’hiver, d’autres pour un paysage pluvieux…) , puisque certaines plantes ne s’utilisent que de façon saisonnières. De ce fait, les jardins Japonais excluent généralement toutes les espèces de plantes indigènes à l’exception des iris, des lotus et des plantes à fleurs. Les pelouses ainsi que les roses y sont absentes.

Les jardins peuvent mélanger les différents styles et façons de faire, mais devront toujours suivre certaines conventions telles que l’emplacement des lanternes (toro), des barrières de bambous ou des pond en pierre. Les jardins d’intérieur (tsuboniwa) représentent plusieurs styles dans un endroit confiné.