TOKYO – 24 juillet 2018

Selon le gouvernement japonais, le prix d’acquisition et de déploiement de deux batteries de missiles terrestres devrait s’élever au double de la somme initialement prévue. En effet, celle-ci pourrait monter jusqu’à 400 milliards de yens, soit environ 3,5 milliards d’euros.

Système Aegis Ashore : une nécessité pour le Japon ?

En incluant l’ensemble des coûts prévus pour les installations des deux unités de défense Aegis Ashore, le Japon devrait investir pas loin de 600 milliards de yens. Une somme particulièrement importante et qui vient remettre en cause la nécessité de l’acquisition pour le pays du soleil levant.

En effet, le gouvernement japonais a dans l’idée d’installer deux systèmes Aegis Ashore dans le but de protéger le pays contre les menaces nucléaires. De ce fait, la première serait placée dans la préfecture d’Akita et la seconde dans la préfecture de Yamaguchi. L’objectif étant d’être entièrement protégé contre une potentielle attaque Nord-Coréenne d’ici l’année 2023 (deux installations suffisent pour couvrir l’ensemble du pays).

Cependant, les plans du ministère ne s’arrêtent pas là. En effet, en plus des installations Aegis Ashore, il est prévu d’introduire le radar SSR afin d’optimiser le système de bouclier antimissile.

Décision du gouvernement japonais

Lors d’une réunion du cabinet gouvernemental en décembre dernier dans le but de présenter le système de défense antimissile, il a été rapidement décidé que le pays avait cruellement besoin de renforcer son bouclier terrestre (l’année dernière, le Corée du  Nord a testé plus de 20 missiles balistiques, dont deux ayant survolé le territoire japonais).

Cependant, les tensions se sont nettement atténuées depuis le sommet historique entre les États-Unis et la Corée du Nord du 12 juin dernier. Malgré cela, le ministère de la Défense japonaise sait que la menace demeure et qu’il est important de s’y préparer.

Mais ces installations sont loin de faire l’unanimité chez les habitants des préfectures d’Akita et de Yamaguchi, qui craignent que ces boucliers antimissiles deviennent la cible d’une attaque terroriste potentielle.