geisha

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Une Geisha (芸者) est une femme de compagnie Japonaise qui consacre sa vie à l’apprentissage des coutumes japonaises visant à divertir une clientèle masculine particulièrement riche. Dans certains cas, ces pratiques peuvent être associées au domaine des arts traditionnels du Japon (le mot Geisha étant formé des kanji « art » (芸) et « personne » (者)).

Geisha, artiste des coutumes Japonaises

Histoire de la Geisha

Les premières Geishas apparurent à Kyoto (étant aujourd’hui encore reconnue comme étant la ville des Geishas) en 1712, lors de l’ouverture de diverses maisons de thé au beau milieu des quartiers des plaisirs. A cette époque, le Geisha était un homme, destiné à divertir ses clients par la danse ou la musique. L’intégration des femmes dans ce milieu ne se fit que quelques 30 ans plus tard, elles étaient alors appelées « onna geisha », ou « femme geisha ». En 1779, le métier de Geisha fut officialisé (incluant la loi interdisant les relations sexuelles), et à partir de 1800, uniquement réservé aux femmes.

Entre les années 1840 et 1890, plusieurs réformes visant à limiter les activités des Geishas furent mis en place par le gouvernement, allant même jusqu’à la fermeture des quartiers des plaisirs. Afin de limiter les activités offertes par les Geishas, le gouvernement instaure très rapidement un tarif minimal pour celles-ci.

Pendant la seconde guerre mondiale, le métier de Geisha disparaît et les femmes sont alors recrutées dans les nombreuses usines du pays. A la fin de la guerre, les activités de Geisha reprennent, avec une interdiction formelle d’utiliser toutes prestations liées à la prostitution. De plus, il n’est alors plus possible de devenir Maiko (apprentie Geisha) avant l’âge de 15 ans.

Entre les années 1960 et 2000, les Geishas se faisaient de plus en plus rares, étant recensées au nombre de 200 en 2000. Cependant, depuis 2008 et ce grâce aux informations qu’il est possible de trouver sur internet, ce nombre serait à nouveau en hausse significative, notamment à Kyoto.

Mode de vie et prestations de la Geisha

Apparence de la Geisha

La Geisha traditionnelle porte un kimono de soie, ou « obebe », dont les couleurs sont en harmonie non en fonction de la saison et avec le cours du temps, mais également avec l’âge de la Geisha (couleurs claires pour les jeunes femmes et couleurs plus foncés pour les femmes plus âgées). Ce kimono, généralement décolleté au niveau du dos, est attaché à l’aide d’une ceinture en soie, ou « obi ». Le nœud de cette ceinture est très spécial, puisqu’il permet de distinguer la Geisha de la prostituée (la Geisha porte le nœud à l’arrière alors que la prostituée le porte à l’avant). Ces kimono sont généralement faits main, et peuvent valoir entre 4.000 et 8.000 euros. Traditionnellement, elle portera des chaussettes tabi ainsi que des sandales geta.

Généralement, le maquillage des Maiko et des Geishas se trouve être sensiblement identique, à une différence près. En effet, là où les Geishas portent le rouge à lèvre sur ses deux lèvres, les Maiko n’en portent que sur la lèvre inférieure. Le visage est entièrement teinté de blanc, à l’aide d’un maquillage à base de poudre de riz qui sera disposé par-dessus une fine couche d’huile. Il sera de coutume d’ajouter une teinte de rouge ou de rose au niveau des yeux, des lèvres et des joues. Le contour des yeux sera tracé à l’aide d’un bâton de charbon noir.

Traditionnellement, les Geishas portent le chignon Japonais. Généralement coiffées par un professionnel, ces coiffures doivent tenir une semaine. Les Maiko portent un chignon divisé en deux et traversé par un fil de soie.

Mode de vie de la Geisha

Le plus souvent, les Geishas vivent dans des maisons familiales appelées « Okiya » (置屋), dans des hanamachi (花街), quartiers qui leur sont entièrement réservés. Ces maisons, étant généralement interdites aux hommes, abritent une tutrice ainsi que plusieurs Geishas d’âges différents. Les Geishas devant payer leurs repas, leurs vêtements ainsi que leur éducation, une grande partie de leur salaire se trouve donc être versé à l’Okiya. Quand une tutrice doit transmettre l’Okiya gérée, elle choisit généralement la Geisha la plus âgée par succession.

Aujourd’hui, les Geishas sont autorisées à vivre dans leur propre domicile, mais doivent naturellement subvenir à leurs besoins par elles-mêmes, incluant l’achat de leurs équipements et de leur kimono. Cependant, l’Okiya reste tout de même leur agence, percevant ainsi une certaine commission. De plus, à chaque grande occasion, les Geishas se doivent de tenir informé l’ensemble des gérants son hanamachi (quartier).

Lorsqu’une femme désire devenir Geisha, la tradition veut qu’elle se trouve une « oneesan », ou grande sœur, elle-même Geisha, pour lui apprendre le métier et les manières de faire et ce en l’accompagnant à ses rendez-vous. Le lien entre la grande sœur et la petite sœur est quelque chose de sacré. De ce fait, une cérémonie est généralement organisée, ou chacune doit boire dans trois coupes différentes. Cette cérémonie permet de créer et de sceller un lien entre deux personnes.

La Geisha est autorisée à avoir une relation suivie, mais se doit cependant reste la lpus discrète possible. Généralement, lorsqu’une Geisha tombe amoureuse et veut se marier, elle se doit de quitter son travail. Lorsqu’une carrière professionnelle de Geisha s’arrête, une cérémonie d’adieu est organisée.

Prestations de la Geisha

Les Geishas sont des hôtesses de compagnie, destinées au divertissement d’hommes fortunés, et ce de façon artistique. Même s’il était autrefois possible d’acheter leur virginité, elles ne sont en aucun cas des prostituées. En effet, même si les prestations d’une Geisha sont payées, les rapports sexuels sont, d’après la loi, interdits (mais restent cependant possibles si telle est la volonté de la Geisha).

L’activité principale de la Geisha est la participation aux « zashiki », banquets ayant le plus souvent lieu dans des restaurants, salons privés voir même chez des particuliers. Le rôle de la Geisha réside dans le divertissement de son client à travers la danse, le chant, les jeux ou même une simple discussion.