freeter japon

Freeter (フリーター) est un terme japonais qui désigne les personnes majeurs et jusqu’à 34 ans, qui sont employées à temps partiel ou sans emploi. Le terme ne désigne cependant pas les femmes au foyer.

Freeter au Japon

Ces personnes non employées (ou sous-employées à mi-temps) peuvent souvent être représentées comme étant des célibataires parasites. Habitants généralement chez leurs parents, ces individus ne souhaitent pas de carrière professionnelle ou d’emploi à temps plein, se contentant de rester au chômage ou d’exercer un emploi n’exigeant aucun niveau d’étude. Ainsi, les freeter travaillent le plus souvent dans des fast-foods, supermarchés, boutiques de vêtements en tant que vendeurs. Les freeter gagnent ainsi environ 1000€ par mois pour 5 jours de travail par semaine.

Cependant, le manque d’argent et de perspectives d’avenir empêche très souvent ces personnes d’envisager la création d’une famille.

Le mot Freeter a été utilisé pour la première fois en 1987 et désignait alors les jeunes personnes refusant de ne pas travailler malgré le nombre important d’emplois disponibles. Ainsi, en 2015, le nombre de freeter au Japon était estimé à plus de 10 millions, ce qui inquiète grandement la société du pays.

Cause des Freeter au Japon

Les freeter peuvent se classer selon 2 catégories principales :

  • Catégorie moratoire : Cette catégorie comprend les jeunes qui veulent profiter de la vie avant d’entamer une carrière professionnelle ainsi que ceux qui préfèrent suivre leurs rêves hors du parcours professionnel classique. Ces personnes évitent donc volontairement la recherche d’emploi afin de se consacrer à des choses plus personnelles. Les freeter de cette catégorie espèrent tout de même généralement trouver un emploi plus tard.
  • Catégorie du non choix : Cette catégorie comprend les jeunes n’ayant pas réussi à trouver un emploi à la fin de leurs études et qui se retrouvent donc à devoir accepter les emplois les moins bien payés pour vivre.

Impacts des Freeter au Japon

Les Freeter étant de plus en plus nombreux au Japon, cela commence à inquiéter le gouvernement et la société. En effet, les impacts des freeter peuvent se voir chaque jour de plusieurs façons différentes :

  • Création d’une famille : Le freeter ayant un style de vie décalé et qui ne lui rapporte que peu d’argent, cela impliques des conséquences au niveau de sa vie personnelle. En effet, du fait de ses faibles revenus, le freeter n’est généralement pas en mesure de pouvoir fonder et subvenir aux besoins de sa propre famille, l’obligeant ainsi à rester célibataire. En effet, au Japon, les habitations étant généralement assez petites, il convient d’avoir son propre domicile lorsque l’on veut fonder une famille. Cette situation peut être considéré comme étant l’un des facteurs de la baisse de natalité dans le pays.
  • Carrière professionnelle : Le principal problème du freeter au Japon se trouve être son niveau de vie. Même si le marché de l’emploi est en évolution au Japon, les entreprises préfèrent généralement recruter des personnes diplômées et spécialisées. De plus, il reste toujours préférable d’employer des jeunes fraîchement diplômés. De ce fait, les freeter se retrouvent le plus souvent à devoir accepter des emplois sous-payés et parfois même dégradants pour eux. Ces emplois ne leur permettent donc pas de vivre convenablement par leurs propres moyens.
  • Retraite et santé : Le système de retraire Japonais se base sur le nombre d’années passées à travailler en entreprise (de plus, cela ne représente qu’une faible somme). De ce fait, le freeter qui ne possède qu’une petite retraite se voit généralement contraint de travailler jusqu’à un âge particulièrement avancé pour compenser les années passées sans emploi. De plus, le Japon étant un pays vieillissant, ce système de retraite se retrouve en péril pour les années à venir, les personnes cotisantes se retrouvant ainsi de moins en moins nombreuses.
  • Economie du pays : A l’heure actuelle, les freeter profitent à l’économie du pays. En effet, vivant chez leurs parents, ils peuvent se permettre de dépenser tout leur argent de diverses façons commerciales. Cependant, avec le temps, la société devra faire face au vieillissement général du pays et aux différents problèmes causés par celui-ci. Avec un nombre de passage en retraire plus élevée que celui des recrutements, le pays pourrait se retrouver en manque de main d’œuvre, obligeant donc les entreprises à revoir leur système de recrutement.

L’augmentation du nombre de freeter dans le pays provoque également une hausse significative de la délinquance. En effet, certains jeunes étant frustrés de ne pas trouver de travail ou de ne pas faire partie intégrante de la société sont poussés vers ces actions afin d’extérioriser leur colère et se faire entendre.

Chez les femmes, la situation se trouve être quelque peu différente, voire meilleure. En effet, dans la société Japonaise, les femmes sont censées rester au foyer à s’occuper de la maison et de l’éducation des enfants pendant que l’homme travaille pour subvenir aux besoins de sa famille. De ce fait, une femme freeter se retrouve généralement à simplement attendre de trouver un mari ayant une bonne situation, lui permettant de devenir femme au foyer.